Demande de devis
Demande de devis

Inspirez vous grâce à 3 cas concrets de stratégie narrative détaillés ici !

Pourquoi expliquer est la pire façon de vendre ? (Mais au fait, une stratégie narrative, à quoi ça sert ?)

Les blagues, les jeux de mots et les histoires drôles ne s’expliquent pas. Les marques, les enseignes et les entreprises non plus.

Pourtant, la plupart le font tout le temps, trop et sans penser à mal ni même à un degré d’impact minimal.

Et ce « trop » fait plus de mal que de bien à leur communication :

plus d’informations, plus de pédagogie, plus de justifications.

Or, une entreprise qui s’explique devient immédiatement suspecte.

Le manque d’assurance détruit tout le mécanisme d’adhésion.

C’est notre cerveau, le grand coupable :

  • Il déteste l’effort cognitif sans récompense narrative après sa prédiction. Il cherche un maximum d’impact au plus bas coût cognitif possible.
  • Il interprète l’explication et les détails des petites lignes comme une justification — d’ailleurs, il n’a pas tout à fait tort 😊

Quand une marque s’explique, le cerveau passe en mode évaluation s’il dispose de temps et d’assez d’énergie :

il cherche la faille, la possible menace, compare les prix, pèse les risques.

Résultat : la vente devient une transaction purement rationnelle teintée de méfiance, là où l’adhésion devrait être émotionnelle et identitaire.

Voici comment transformer cette mécanique à partir d’une stratégie narrative déclinées concrètement et signés www.strategiesnarratives.com

(Mais au fait, une stratégie narrative, à quoi ça sert ?)
Voici comment transformer ce « too much » en impact narratif à partir de 3 cas concrets signés www.strategiesnarratives.com

Cas 1 : Vendre la transformation plutôt que l’outil // Groupe Blot (2021-2022)

Leader de l’immobilier dans le Grand Ouest (400 collaborateurs, 50 agences).

  • Le piège : Une sur-focalisation sur le métier et la technique, renvoyant une image mécanique et agressive héritée des années 1980.
  • Le virage de la stratégie narrative : Raconter humainement comment Blot accompagne l’accès aux besoins et la réalisation des désirs.
  • Le récit : L’histoire d’une métamorphose. Le produit s’efface derrière la valeur ajoutée humaine — être « surtout là pour vous ».
  • Le chemin emprunté : Immersion qualitative, refonte de la charte éditoriale et expérientielle, Brand Book et alignement de l’expérience globale avec les équipes créatives et techniques – tone of voice, signature, expériences immersives, UX…
Cas 1 de stratégie narrative : Vendre la transformation plutôt que l'outil // Groupe Blot (2021-2022)

Avant / Après :

  • Avant : Négociations bloquées sur le détail des prestations et la justification des honoraires (Ancienne version).
  • Après : Échanges centrés sur la vision client, avec une adhésion d’emblée à la posture (Site actuel).

Cas 2 : Faire de la friction RSE un marqueur de désirabilité // Palais des Congrès de La Baule (2023)

Équipement événementiel de référence géré par la SPL Atlantia (120+ événements/an).

  • Le piège : Un catalogue RSE très techno-administratif, perçu comme une contrainte externe peu incarnée par les équipes.
  • Le virage de la stratégie narrative : Assumer le coût (cognitif, financier, émotionnel) de l’engagement RSE comme un filtre de valeur et un gage de souveraineté.
  • Le récit : La quête, l’effort et la rareté. Le client ne cherche plus une prestation standard, il veut s’associer à une démarche incarnée et exigeante.
  • Le chemin emprunté : Ateliers d’alignement, structuration narrative et création de nouvelles expériences alignées pour les organisateurs.

Avant / Après :

  • Avant :Posture défensive des équipes face aux comparaisons tarifaires & serviciels.
  • Après : Positionnement premium incontesté et incarné où la rigueur RSE justifie naturellement la valeur (Voir la démarche).

Cas 3 : Laisser l’ellipse faire le travail // Terre & Toit (2022)

Aménageur public d’Ille-et-Vilaine (ex-SADIV).

  • Le piège : Une communication institutionnelle sur-pédagogique et dense qui étouffait la curiosité.
  • Le virage de la stratégie narrative : Poser la tension narrative et l’implicite, puis s’arrêter au bon moment.
  • Le récit : Un cadre où l’interlocuteur comble lui-même le vide. C’est sa propre conclusion qui déclenche l’engagement.
  • Le chemin emprunté : Refonte globale du nom (SADIV ➔ Terre & Toit), création de la marque et de son univers, du site web et d’un récit centré sur une question clé : la conciliation entre enjeux du territoire et de l’habitat.

Avant / Après :

 Cas 3 de stratégie narrative : Laisser l'ellipse faire le travail // Terre & Toit (2022)
L »ancien nom et l’ancien logo – acronyme – avant la stratégie narrative
 Cas 3 de stratégie narrative : Laisser l'ellipse faire le travail // Terre & Toit (2022)
Le nouveau logo suivant le narratif de l’entreprise – cohérence
C’est notre cerveau, le grand coupable de notre addiction au sens... Le narratif, notre boussole à donner du sens dans l'incertitude
Le narratif, notre boussole à donner du sens dans l’incertitude

🛠️ Le challenge du mois

Plutôt que de tout expliquer, choisis une seule action de com’ ce mois-ci — un post, une page de vente ou un pitch — et applique lui cette cure de désintoxication massive :

1.   Taille dans le gras : Supprime la moitié des adjectifs et des détails techniques.

2.   Identifie la tension : De quoi ton client idéal a-t-il réellement peur ? Raconte le point de bascule, sans jamais survendre la solution.

3.   Mise sur l’ellipse : Ne conclus pas à sa place. Laisse un espace vide où son propre cerveau doit faire le lien. C’est dans cet espace de vide – ou « Ma » (間) pour les connaisseurs 😉 que naît le désir notamment celui d’acheter.


Envie d’aller plus loin ?

Découvrez sur strategiesnarratives.com comment nous remplaçons la pédagogie argumentative par l’impact narratif dans ta communication.

14 juillet : quand une nation devient un récit commun…

14 JUILLET : QUAND UNE NATION DEVIENT UN RÉCIT COMMUN…

Pourquoi les faits ne suffisent pas à fabriquer du commun.

 

« Il existe deux catégories de personnes qui ne comprendront jamais l’histoire de France : celles qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims, et celles qui lisent sans émotion le récit de la Fête de la Fédération. » — Marc Bloch, L’Étrange Défaite

Longtemps, comme beaucoup, je me suis méfié du patriotisme. Surtout lorsqu’il semblait n’offrir qu’un choix entre deux impasses :

  • la nostalgie identitaire ;
  • l’optimisme obligatoire.

Entre les deux demeurait un récit institutionnel souvent désincarné. Une succession de dates, de symboles et de slogans dont la fonction semblait davantage administrative qu’émotionnelle.

A accrocher dans le hall d’entrée ou le couloir.

Avec le temps, l’étude des récits, de l’anthropologie cognitive et des mécanismes de coopération m’a pourtant ramené à l’intuition de Marc Bloch :

Aucune communauté durable ne se construit sans une représentation capable de relier les individus au-delà de leurs intérêts immédiats. Un récit commun.

Cette idée vaut autant pour une nation que pour une entreprise.

Contenu de l’article
Parce que notre cerveau ne traite pas les informations comme une simple accumulation de faits : il cherche des régularités, des intentions et une cohérence globale pour diminuer son incertitude.

Le véritable carburant de la coopération : le récit commun

Nous aimons croire que les groupes humains se coordonnent grâce aux faits, aux procédures ou aux organigrammes.

C’est rarement le cas.

Ce qui permet à des individus de coopérer à grande échelle, c’est leur capacité à habiter une même représentation du monde : une histoire crédible de ce qu’ils font ensemble, de ce qu’ils protègent et de ce qu’ils cherchent à construire.

Autrement dit : un récit.

Parce que notre cerveau réduit l’incertitude avec la plus grande économie d’énergie possible…

il ne traite pas les informations comme une simple accumulation de faits :

il cherche des régularités, des intentions et une cohérence globale pour diminuer son incertitude.

Ensemble.

Sans ce récit, la confiance se fragilise.

L’incertitude progresse.

Les interprétations divergent.

Et chacun commence à agir selon sa propre version de l’histoire.

Contenu de l’article
Les données sont les mêmes. Les histoires sont différentes.

Ce qui bloque réellement les décisions

Dans les comités de direction, les désaccords portent rarement sur les chiffres.

Les chiffres ne sont souvent qu’un prétexte.

Ce qui s’affronte réellement, ce sont des récits implicites.

Pour l’un, la transformation est une opportunité.

Pour l’autre, elle menace un savoir-faire historique.

Pour l’un, le risque est de ne pas aller assez vite.

Pour l’autre, le risque est d’abandonner ce qui a fait le succès de l’entreprise.

Les données sont les mêmes.

Les histoires sont différentes.

Restaurer un récit commun

Le rôle d’un dirigeant n’est pas seulement de produire une stratégie.

Il consiste aussi à rendre explicites les récits qui orientent les comportements.

À faire émerger les désaccords cachés.

À créer les conditions d’une confiance renouvelée.

Car la confiance n’est pas uniquement une affaire de procédures ou de gouvernance.

Elle repose aussi sur une capacité collective à répondre à une question simple :

Quelle histoire sommes-nous en train d’écrire ensemble ?

Lorsqu’un groupe partage une réponse crédible à cette question, les décisions s’accélèrent, les arbitrages deviennent plus lisibles et la coopération retrouve de l’élan.

Le récit cesse alors d’être un outil de communication.

Il redevient ce qu’il a toujours été :

une technologie de coopération humaine.

Contenu de l’article
Comment faire coopérer durablement des individus qui ne partagent ni les mêmes expériences, ni les mêmes intérêts, ni les mêmes peurs ?

Marc Bloch parlait de la Nation.

Les dirigeants sont confrontés à une question étonnamment proche : comment faire coopérer durablement des individus qui ne partagent ni les mêmes expériences, ni les mêmes intérêts, ni les mêmes peurs ?

La réponse n’est sans doute pas dans les procédures.

Elle réside souvent dans la capacité à faire émerger un récit commun suffisamment clair pour être partagé.


🛠️ Le challenge du mois

Évaluez votre organisation sur trois dimensions :

1. Alignement interne Votre vision est-elle réellement partagée ou simplement présentée ?

2. Clarté externe Vos clients comprennent-ils spontanément ce qui vous rend singuliers ?

3. Résilience narrative Votre cap reste-t-il lisible lorsque l’environnement devient incertain ?

Attribuez une note de 1 à 10 pour chacune de ces dimensions.

La moyenne obtenue constitue votre score de coalition narrative : l’écart entre l’histoire que votre organisation affiche et celle que ses membres vivent réellement.

Car avant les plans d’action, avant les indicateurs et avant les transformations, une question demeure :

Votre organisation dispose-t-elle encore d’une histoire suffisamment forte pour donner envie d’agir ensemble ?


Envie d’aller plus loin avec votre COMEX pour lever vos angles morts collectifs et bâtir votre coalition narrative ?

C’est précisément ce travail que nous menons : rendre visibles les récits implicites qui orientent les décisions, afin de reconstruire une coalition narrative capable de soutenir la transformation et de laisser la place… au récit commun.

👉 Rendez-vous sur www.strategiesnarratives.com pour découvrir comment nous remettons vos équipes en mouvement.

👉 Découvrez notre programme Angle mort & coalition narrative — une démarche stratégique pour révéler les récits invisibles qui fragmentent les décisions et reconstruire une capacité collective d’action 

Comment penser, décider et agir dans un monde incertain, risqué et bruyant ?

Comment penser, décider et agir dans un monde incertain, risqué et bruyant ?

Entre deux notifications, un silence s’entrouvre : une porte, un rai de lumière sur la terre gelée.

Au Japon, on appelle cet intervalle “Ma”, 間: ; Au jeu de go, on le nomme « liberté ».

L’espace qui relie et non celui qui sépare.

C’est l’intervalle occupé par un récit, celui qui permet de débloquer nos transformations.

Qu’elles soient stratégiques, opérationnelles ou créatives.

Puissions-nous trouver notre Ma en 2026.

Notre espace. Notre pouvoir.

2026. Puissions nous trouver notre Ma.

Magnifique année à toutes et à tous.

François Lamé

Consultant, expert, formateur & coach

Narratif & Neurosciences

www.strategiesnarratives.com

 

CET ARTICLE  est tiré de ma newsletter « Ni le Soleil ni la Mort… », édition du mois de janvier 026.

À propos de l’auteur : François Lamé est le fondateur de Stratégies Narratives. Il conjugue anthropologie cognitive, neurosciences et pratiques narratives pour accompagner la transformation des dirigeants, des équipes et la souveraineté des marques. Découvrez ses programmes d’accompagnement et ses masterclass sur www.strategiesnarratives.com.

Rennes, nantes, paris, saint-malo

You cannot copy content of this page